Ligue Pro – quel traitement pour les arbitres de basket au Bénin ?
La tribune de Bénin Baskup du vendredi 13 février 2026 a traité de la situation des arbitres en Ligue professionnelle. Du statut non professionnalisé à la précarité du métier, on révèle les montants des primes selon le grade des arbitres tout en formulant des recommandations.
Littéralement, un arbitre est dit professionnel lorsque l’arbitrage constitue son activité principale, qu’il est sous contrat et qu’il perçoit un salaire. Or, la réalité est que ce métier n’est pas encore professionnalisé dans de nombreux pays. Même en France, ce n’est qu’en septembre 2025 que la FFBB et la LNB ont annoncé la professionnalisation de huit (08) arbitres de première division, une première dans la corporation.
Sans surprise, au Bénin, les arbitres officiant en Ligue Pro de basket ne perçoivent pas de salaire. En effet, ils bénéficient plutôt de primes par match sifflé. Au 229, la prime de match d’un arbitre est fonction de son grade. Ainsi, un arbitre international FIBA perçoit 6 000 F CFA, contre 4 000 F CFA pour un arbitre fédéral et 3 000 F CFA pour un arbitre départemental, selon nos sources (chiffres saison 2025). Mathématiquement, un arbitre fédéral qui siffle 20 matchs dans la saison termine avec seulement 80 000 F CFA. Et sachant que le nombre de matchs reste limité pour les clubs, je vous laisse imaginer la suite.
Le ministère des Sports béninois s’efforce, depuis quelques années, de professionnaliser le sport béninois. La dynamique en cours doit se poursuivre et se concrétiser d’abord chez les joueurs, plus nombreux, afin que les arbitres, acteurs essentiels du déroulement d’un match bénéficient également de cette attention dans les années à venir.
Pour la nouvelle saison, la FBBB et la Ligue doivent se pencher sur la question afin de mieux soutenir les hommes en noir. Rehausser le montant des primes de match permettrait sans doute de redonner le sourire à ces maîtres du terrain. Car un arbitre qui a faim peut voir deux–deux durant un match… et se tromper ! Et nous serons tous les premiers à lui jeter la pierre.